Poem~01
J'ai essayé au terme de mon existence de trouver les traces des abysses qui se sentaient devant moi
J'ai pu cracher les quelques bougies qui se cachaient à l'intérieur de mon ventre
Sous la peau tendue d'un ciel de perle
Pour finir jusque dans les vagues d'acide
Prédestiné à renaître
Encore une fois
Jusqu'au jour où
Les cigarettes s'arrêteront de cramer
Que les jours s'effondreront dans une montée d'angoisse
Perceptible telle la poussière qui se soulève sous mon passage
Le passage de l'être qui part sans se retourner
Dans un train noir de monde
Plein à craquer
Je t'attends sur le quai
Poem~02
J'ai éteint la lumière pour mieux voir dans le ciel les éclats d'éclairs qui se frottaient sous mes yeux
J'ai frotté les paupières sans cils qui s'endormaient au-devant de toi
J'ai éclairé les brides de soie que je cherchais depuis ma petite éternité
Sans trouver le soleil
J'ai enfin perdu sa trace
J'ai sombré dans des abysses qui se soulevaient sous les draps
J'ai trompé la vie
Pour mieux appréhender la mort qui me regarde sur le banc
J'ai joué au mort
Pour mieux cracher mes traumatismes crâniens
Et mes calculs mentaux
Que je cache depuis le début
D'une existence surfaite
Poem~03 - courir
un homme qui court face au danger
n'arrête pas la nuit qui s'arrête au-devant de lui
la nuit coule sur sa tête
qui tourne à 10 000klm/h
dans un mur d'ultra-son
Sans savoir où il va
Les fleurs faneront sous ses pas
Poem~04 - Monolithe
écourtant les pénibles liens qui l'entourent
percents les frontières inattendues de pays absurde
bouffer par l'envie d'en découdre avec les dieux
dieux eux même qui ne sont pas
qui ne sont pas là
ici
où partout comme ils le pensent
personne ne viendra les sauver
personne ne les regardera
lui, elle s'écroulant
au parterre d'un bitume bleu foncé
personne ne les regardera
Sans une puce électronique
reflétant le monolithe
crachant chaque grain de sang récolter
dans chaque mines
dans chaque main
dans chaques yeux
les miens
les leurs
ceux qui n'ont jamais éprouvé
moindre trace d'absurdités humaines
et qui se contente de vivre sans boiter
sans ressentir la douleur des os trempés
le regard morne devant le crépuscule qui s'effondre

